FOR SALE

À VENDRE

 

1970 Datsun 510

Vintage Race Car

 

 

1977 Lancia Scorpion / Montecarlo

 

 

 

2 L, 155 hp

What the Scorpion should have been!

La Scorpion complètement transformée

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Lancia Beta

Longer ratio 5th gear conversion

5e plus longue

Gear set for all Lancia Beta models (including Scorpion and Montecarlo). Reduces engine rpm by 700 for much quieter running, 15% less fuel and less wear.

EASY CONVERSION!

Conversion pour toutes les Beta (y compris Scorpion et Montecarlo). Baisse de 700 tours du régime moteur: plus silencieux, 15% d'économie d'essence et moins d'usure moteur. FACILE À INSTALLER!

Info: Lancia 5th Gear

 

 

LOTUS ELAN S4 1970

Vendue - SOLD!

Fleur de lotus

Note: Ce texte a été publié dans La Presse en décembre 2002. Il porte sur la Lotus Elan S3 1967, une génération précédente à la mienne. À part quelques modifications, l'essentiel reste inchangé.

 

Lotus : plante aquatique «produisant un fruit auquel les anciens attribuaient des propriétés magiques». Lotus, c’est aussi une marque anglaise créée en 1948 par un ingénieur de talent du nom de Colin Chapman. Six fois championne du monde de Formule 1 dans les années 60 et 70, la marque Lotus figure aussi sur certaines des meilleures voitures sport au monde. Parmi les nombreuses créations du regretté Chapman, on en compte cependant une qui, depuis 40 ans, incarne l'esprit même de la voiture sport : la magique Lotus Elan.

 Quel est le premier mot qui vous vient à l’esprit lorsqu’on parle de voiture sport? Puissance, vitesse, grosse cylindrée, gros pneus? Mais pour certains, la «sportivité» en matière d'automobile ne dépend pas du nombre de chevaux du moteur mais d’une qualité de plus en plus rare de nos jours : l'agilité. Petite, légère et suprêmement agile, voilà les principaux attributs de celle qui, aux yeux de quelques irréductibles, n'a pas encore eu d'égal. 

Si je vous en parle en des termes si personnels, chers lecteurs, c’est qu’aucune autre voiture de route ne m’a jamais procuré cette même sensation, la sensation de faire corps avec la voiture, de la sentir comme une prolongation de soi, réagissant instantanément à mes moindres gestes. Légère et gracieuse, mais incisive et rapide comme l’éclair, la Lotus Elan est dotée de qualités qui ne sont présentes que si vous respectez une loi immuable de la physique qui stipule que plus un objet est léger, plus il devient facile à déplacer et à lui faire changer de trajectoire. «Le poids est l’ennemi de la performance», disait Chapman qui a consacré toute sa carrière à appliquer à l’automobile les principes de l’aéronautique en concevant des structures rigides mais légères et aérodynamiques.

C’est ainsi que la Lotus Elan, produite entre 1962 et 1973, est montée sur un châssis poutre central léger se terminant en deux Y qui reçoivent le moteur à l’avant et le pont à l’arrière, les deux occupants prenant place de part et d’autre de la poutre centrale. Ne pesant qu’une cinquantaine de kilos, le châssis fixé à la carrosserie en fibre de verre procure à l’Elan une excellente rigidité, ce qui permet aux suspensions qui s’y accrochent de fonctionner avec un maximum d’efficacité. Faisant basculer la balance à près de 700 kg, l’Elan se contente d’un petit moteur Ford de 1,6 litre coiffé d’une culasse à deux arbres à cames en tête qui développe, dans sa version finale, 126 chevaux. Petit calcul rapide : 126 ch pour 700 kg, chaque cheval de puissance doit donc déplacer 5,55 kg. Autrement dit, sur une voiture «normale» de l’époque, comme la Ford Mustang pesant 1 600 kg, il aurait fallu un moteur de 288 chevaux pour obtenir les mêmes performances que la Lotus Elan. Sans compter qu’à 700 kg, la tenue en virage et au freinage équivaut presque à celle d’une monoplace de course, tandis que le monstre de 1 600 kg aurait de sérieux compte à rendre à la force centrifuge et la force d’inertie.

C’est ainsi que sur piste l’Elan parvenait à damer le pion à des bolides bien plus puissants. Et si vous ne me croyez pas, parlez-en à Claude Gagné d’Embrun, près d’Ottawa, dont le garage abrite non pas une mais six Lotus, dont deux Elan, une Série I 1964 et une Série III 1967. De Colin Chapman et de Lotus, il pourra vous entretenir pendant des jours et vous expliquer, données précises à l’appui, quand et comment Chapman a révolutionné le monde de la Formule 1 et comment ses techniques se reflètent dans les Lotus de route qui continuent d’influencer les concepteurs automobiles d’aujourd’hui.

Certes, comme la plupart des voitures britanniques de l’époque, l’Elan pouvait souffrir à l’occasion du «mal anglais», le manque de fiabilité attribuable principalement au circuit électrique, mais à part la fragilité des «beignes» en caoutchouc faisant office de cardans arrière, l’Elan est une voiture fiable. D’ailleurs, Claude Gagné nous assure qu’une Elan bien restaurée et, surtout, correctement entretenue procure aujourd’hui encore un plaisir de conduite incomparable. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que vers la fin des années 80, les concepteurs d’une certaine Mazda Miata se sont inspirés de nulle autre que la Lotus Elan pour produire le roadster le plus populaire de tous les temps.

 

 

FICHE TECHNIQUE - Lotus Elan Série III 1967

Empattement / Longueur / Largeur : 213 cm / 366 cm / 142 cm - Poids : 690 kg

Moteur : 4 cyl., 1,6 litre, 126 ch

Transmission : propulsion, manuelle à 4 vitesses

0 à 100 km/h : 7,8 s - Vitesse de pointe : 195 km/h

Production : 9 150 exemplaires

Prix (1967) :  environ 3 500 $