FOR SALE

1977 Lancia Scorpion / Montecarlo

À VENDRE

 

 

2 L, 155 hp

What the Scorpion should have been!

La Scorpion complètement transformée

****

Lancia Beta

Longer ratio 5th gear conversion

5e plus longue

Gear set for all Lancia Beta models (including Scorpion and Montecarlo). Reduces engine rpm by 700 for much quieter running, 15% less fuel and less wear.

EASY CONVERSION!

Conversion pour toutes les Beta (y compris Scorpion et Montecarlo). Baisse de 700 tours du régime moteur: plus silencieux, 15% d'économie d'essence et moins d'usure moteur. FACILE À INSTALLER!

Info: Lancia 5th Gear

 

 

Miata mia!

Nota: J'ai écris ce texte en 2004, au 15e anniversaire la Miata. Nous sommes en 2013... J'ai mis à jour certaines données (en gras); pour le reste, rien n'a changé dans le merveilleux monde de MA Miata.

 

Octobre 2004 - Ce n’est pas encore une voiture de collection, certes. Mais l’influence de cette petite voiture sport a été telle qu’à l’occasion de son 24e anniversaire, auto-historia a décidé de lui rendre hommage. 

Retour dans le temps à 1989. Le paysage automobile se compose essentiellement de petites voitures bon marché mais sans âme, de berlines compactes fonctionnelles et ennuyeuses, de grosses berlines américaines à traction avant, « gros » et « traction avant » étant, comme on le sait aujourd’hui, terriblement incompatibles, de quelques rares cabriolets peu inspirants et d’une poignée de voitures sport aussi complexes que coûteuses.

Quant au style, rien d’inspirant non plus, les constructeurs sortant à peine d’une décennie pénible, sans doute l’une des plus mornes des 50 dernières années, marquée par une fiabilité atroce causée par les difficultés qu’éprouvent les constructeurs automobiles à se conformer à une réglementation de plus en plus stricte à l’égard de la pollution et de la sécurité.

La surprise

Et soudain, la surprise. « Personne ne l’attendait. Rien n’avait annoncé la venue de cette petite voiture sport. Ni la rumeur, ni même ces fameuses photos-espion… Et pourtant, voici que la Miata apparaissait, au milieu de l’été 1989, créant un remous considérable et devenant en un éclair la sensation incontestée de l’année dans le monde de l’automobile », lit-on dans Le Guide de l’auto 90.

Aujourd’hui, 24 ans plus tard, la Mazda Miata poursuit son petit bonhomme de chemin, essentiellement inchangée et farouchement fidèle à la « recette » initiale, celle d’une voiture sport simple, abordable, fiable, suprêmement efficace et agréable à conduire, une recette qui lui vaut le titre du « roadster le plus vendu de l’histoire » décerné par le Livre des records Guinness et la voiture sport la plus marquante des années 90, selon la revue Sports Car International.

Mais commençons par le commencement, en 1979. Cette année-là, un certain Bob Hall, journaliste automobile originaire de Californie, rend visite au siège social de Mazda, à Hiroshima. Lors d’un entretien avec Hall, Kenichi Yamamoto, directeur chez Mazda, lui demande de décrire le genre de voiture qui plairait aux Américains. Ayant grandi dans une famille vouant une passion pour les cabriolets anglais des années 50 et 60, Bob Hall griffonne sur un tableau son idéal de « voiture amusante ». Yamamoto prend une photo du dessin. En 1981, Bob Hall se joint au centre de recherche de Mazda aux États-Unis. Dix ans après le dessin initial, la Mazda Miata est née.

La Lotus Elan dans le collimateur

Si Bob Hall est un fana de voitures anglaises, la Miata n’est pas une descendante des MG et Triumph d’antan mais plutôt de la géniale Lotus Elan (1962-1973) qui figure d’ailleurs sur la liste des 100 voitures les plus marquantes du 20e siècle. En effet, aux suspensions, châssis et moteurs rudimentaires des MG et Triumph, la Lotus Elan oppose des suspensions entièrement indépendantes à double triangulation, directement issues des monoplaces de course, un châssis poutre extrêmement léger et rigide et un moteur à deux arbres à cames en tête et culasse hémisphérique. Soulevez le capot de la Miata de première génération et, à l’exception de l’injection qui remplace les carburateurs, vous vous croirez sous le capot de la Lotus. Idem pour les suspensions, tandis que la poutre ajourée en aluminium qui relie fermement la boîte de vitesses au différentiel arrière s’inspire directement du célèbre châssis poutre de l’immortelle Elan. Outre les éléments mécaniques, la Miata reprend le sympathique museau de l’Elan avec la « bouche » qui sourit sous la ligne du pare-chocs et les phares escamotables ainsi que les lignes arrondies et l’arrière enveloppant flanqué de blocs optiques horizontaux. 

Contrairement à l’Elan à carrosserie autoporteuse en fibre de verre, la Miata reçoit une carrosserie en acier avec capot en aluminium, question de minimiser le poids et d’en réaliser une répartition idéale entre l’avant et l’arrière (50/50). Évidemment, la Miata est une propulsion, la seule formule qui autorise une tenue de route et un agrément de conduite dignes d’une voiture sport. Certes, nombreux commentateurs affirmeront que la Miata est insuffisamment motorisée. Il n’en demeure pas moins que les 116 chevaux de la version d’origine n’ont que 960 kilos à propulser et que c’est justement ce poids plume qui procure à la petite japonaise un comportement routier si agréable et, en des mains compétentes, des prestations sur piste à faire rougir des voitures bien plus puissantes – et plus coûteuses, évidemment. Il suffit d’ailleurs de quelques petites modifications aux suspensions et aux freins pour la rendre encore plus incisive et efficace sur route sinueuse.

Si la Lotus anglaise se profile dans l’ombre de la Miata, c’est aussi en Angleterre, la même Angleterre où l’industrie automobile vivait ses dernières heures, que Mazda trouve la maison International Automotive Design à qui elle confie l’élaboration du premier prototype roulant de sa LWS (Lightweight Sports Car), sur la base d’un design né dans les studios de Mazda en Californie. À l’issue d’un court séjour en Californie destiné à tester la réaction du public à l’égard du concept, le prototype est expédié à Hiroshima pour approbation finale par la direction de Mazda. Empruntant le moteur de la version hautes performances de la Mazda 323 et la boîte à cinq vitesses de la RX-7 et dotée d’une capote en toile ouvrable d’une seule main, la version définitive de la Miata est dévoilée au Salon de Chicago, en février 1989. Lancée au Canada en juin 1989, la Miata est ensuite commercialisée au Japon sous le nom bizarre Eunos Roadster, puis en Australie et en Europe sous la désignation MX-5.

800 000 Miata…

Bob Hall avait visé juste. Le succès de la Miata est immédiat et pendant plusieurs mois, les acheteurs impatients paient une surprime pour le plaisir de rouler au volant des premières Miata. En 1993, la cylindrée du moteur passe à 1,8 litre, question de compenser l’augmentation de poids causée par le resserrement des normes antipollution et de sécurité. Quelques « éditions spéciales » qui essayent de faire croire à une évolution qui n’en est pas une aboutissent, avec le millésime 1999, à la Miata de deuxième génération dotée de phares profilés fixes, d’un coffre moins exiguë et du moteur porté à 140 chevaux.

Avec plus de 800 000 exemplaires sortis des usines de Hiroshima, la Miata est le roadster le plus vendu de l’histoire. C’est donc dire qu’elle ne deviendra pas de sitôt un objet rare. N’empêche qu’elle aura d’une part ré-ouvert la voie à la voiture ludique et, d’autre part, inauguré la tendance rétro qui se poursuit encore aujourd’hui. BMW Z3 et Z8, Volkswagen New Beetle, Jaguar XJ, Ford Thunderbird, GT puis Mustang, Porsche Boxster, Jaguar XJ8, Toyota MR2, Mercedes SLK, Rover MGF, Fiat Barchetta, Chrysler PT Cruiser, Honda S2000, MINI Cooper, Nissan 350Z pour ne nommer que celles-ci ont toutes épousé la mode du rétro si habillement inaugurée par la Miata dont le règne tire hélas à sa fin. Bon anniversaire quand même, la petite. Tu seras difficile à remplacer.

FICHE TECHNIQUE - Mazda Miata 1990 (lancée en 1989) :

Empattement / Longueur / Largeur (cm) : 227 / 395 / 168 - Poids : 960 kg

Moteur : 4 cylindres, 1,6 litre, 2 ACT, 116 ch à 6 500 tr/min, 100 lb-pi à 5 500 tr/min

Transmission : propulsion, boîte manuelle 5 vitesses

Suspensions : indépendantes, bras triangulés, barres antiroulis

Freins : disques - Pneus : 185/60R14

Vitesse de pointe : 188 km/h - 0 à 100 km/h : 9,3 s

Prix (1989) : 18 000 à 22 000 $